Lettre 031 : Chères lectrices, chers lecteurs

Lettre 31

28 décembre 2020

Chères lectrices, chers lecteurs,

Une fois n’est pas coutume, je me dois de vous écrire afin de vous remercier. Que c’est agréable en ces temps moroses de savoir que par le biais de mes écrits, j’illumine vos journées ne serait-ce que cinq minutes. Certains sont d’une ponctualité exemplaire et à 20h pétantes, ils sont au rendez-vous. Il m’arrive de me dire que si j’ai quelques minutes de retard, je vais les voir débarquer sur le palier.

Il y a deux mois, si on m’avait dit que lors du repas de Noël, vous tailleriez la bavette, ou plutôt la dinde, au sujet de mes lettres, que le nombre d’abonnés à ma page Facebook serait doublé, que mon conseiller Pôle Emploi irait y jeter un œil, que l’on comparerait mes écrits à ceux de la talentueuse Virginie Grimaldi, etc… j’aurais levé les yeux au ciel en demandant si la marmotte ne mettait pas un peu le space cake dans le papier d’alu.

Courant 2020, décidant d’écrire mon premier roman, je n’avais pas envisagé les choses sous cet angle. Disons que lorsqu’à la Poste, à la vue de mon nom sur un colis la guichetière m’a demandé si c’était bien moi qui écrivais des lettres au Père Noël, j’ai ressenti une grande fierté. Mais dès que le client de derrière s’est écrié : « Ah oui ! L’araignée dans l’oreille ! », j’ai perdu toute dignité. Parce qu’à la question que vous vous posez pour la plupart, à savoir si tout cela est vrai… je possède, certes une imagination débordante, mais j’ai surtout une vie et une famille des plus improbables.

Même dans les pires situations, si on s’appelle Mélanie Bonnot, ça prend toujours une tournure loufoque. Comme par exemple, lorsque mon père après avoir lourdement chuté sur la tête, a été pris en charge par deux ambulanciers affectueusement surnommés Tic et Tac. Pour le coup, on était plus sur du H que dans Grey’s Anatomy. A la vue de l’ambulancière pesant quarante kilos toute mouillée, je me suis demandée si comme les fourmis, elle avait la capacité de porter plusieurs fois son poids. Ben non, mon père ayant failli tomber à nouveau dans les escaliers durant son évacuation. Mais le summum. Oui, parce que c’est possible ! Au fond du trou et creuse encore… Donc, nous avons atteint le summum du comble de l’ironie, lorsque la fameuse fourmi m’a demandé du coton pour éponger la plaie. Alors que cela doit faire environ un demi-siècle que l’on ne pratique plus ce geste. Je lui ai tendu le paquet, et là, elle s’est enfuie de la pièce en gémissant que si elle entendait le bruit du coton, elle allait tomber dans les pommes. Non mais franchement, si on a l’ouïe fine au point d’entendre les fibres de coton qui agonisent lorsqu’on les déchire, on est bien d’accord que lorsqu’une mouche pète, c’est l’équivalent d’un avion de chasse qui passe le mur du son.

Mon papa s’en est remis, Dieu merci, comme quoi les miracles existent.

Mes aventures semblant vous plaire et vos retours étant un carburant efficace et précieux, les lettres vont continuer et j’espère que vous serez de plus en plus nombreux fidèles au rendez-vous. Si un magazine ou un journal est intéressé par un billet d’humeur quotidien, je suis libre comme l’air. Parce que je l’aime bien mon conseiller chez Pôpôle mais bon, j’ai tout de même un peu plus d’ambition que chômeuse professionnelle. Alors, si tu n’as pas peur de confier une page, même une demie page, voire une paginette, à une trentenaire qui n’a pas fait d’études de lettres et qui n’a pas d’expérience pro dans le domaine, mais une motivation à en faire migrer les cigognes au Nord en plein cœur de l’hiver, contacte moi. (Je vous présente toutes mes excuses pour cet intermède, mais qui ne tente rien…)

Lectrices, lecteurs, je vous donne rendez-vous dans deux jours, afin de vous faire découvrir mes nouveaux correspondants.

Je vous embrasse !

Crédit photo : Ka Young Seo sur Pixabay

Dernière lettre de la saison 1 des lettres au Père Noël ou lettres aux habitants du Pôle Nord.

Publié par melaniebonnotauteure

Auteure et chroniqueuse littéraire.

2 commentaires sur « Lettre 031 : Chères lectrices, chers lecteurs »

    1. Merci du fond du coeur pour votre commentaire. Je suis très touchée par vos compliments. Je suis heureuse d’apporter un peu de joie avec mes écrits. J’espère que les textes à venir vous plairont tout autant.
      Je vous souhaite un excellent lundi. 🙂

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